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LEXIQUE DU THAING (BANDO)

Photo : Ludovic LAPIERRE
Texte et dessins: Alain DELMAS

Ahimsa : (Ind.)

Terme de sanskrit. Il désigne, dans le Thaing*, le concept de non-violence d'origine indienne développé notamment dans le Système martial des Moines (Pongyi-thaing*).

Aka : (Birm.)

 Désigne des séquences techniques réalisées dans le vide, dont le déroulement reproduit un schéma de combat contre un ou plusieurs adversaire(s) (appelé également et à tord « combat imaginaire »), en anglais « form » ou bien « patern » (ex. : le Pongyi-aka ou « Forme des moines à mains nues).

Akhas : (Birm.)

 Ethnie des montagnes de la Birmanie du Nord, également présente en Thaïlande. Lors des cérémonies, les Akhas portent un dha* (sabre) dans le dos.

Arakanais : (Birm.)

 Aussi Raknines. Peuple de l'ouest du pays, d'origine tibéto-birmane. Groupe majoritaire de l'Etat arakan et très vieille ethnie du pays. Ils pratiquent la lutte dite « arakanaise ».

Bague birmane : (Fr.)

Anneau porté à l'index droit par l'enseignant du système Thaing, un an après son professorat. Anciennement, il était porté par les princes de Birmanie.

Bamars : (Birm.)

Aussi Burmas ou Bhamars, en français "Birmans". Désigne en premier lieu une ethnie particulière venue du Nord, plus précisément de l'Est du Tibet et d'autre part les habitants du Myanmar actuel et qui ne sont pas tous d'origine tibéto-birmane. Les Bamars sont arrivés par vagues successives, bien avant la naissance du christ jusqu'au 11ème siècle, de la région limitrophe de l'Inde et de la Chine. Ils descendent des Mongols et forment la majorité ethnique du pays. Au 9ème siècle, ils succèdent aux Pyûs* et harcèlent les Môns* dans le bas pays. Entre le 11ème et le 13ème siècle, la plus florissante de leurs capitales fut Pagan, sur les rives de l'Irrawaddy, puis ensuite Toungoo, Ava, Sagaing, Amarapura et Mandalay. Actuellement, les Bamars sont installés le long de l'Irrawaddy, où se trouvent les terres les plus riches. Ils se répartissent sur près de 60 % du territoire (30 millions) ne parlent que leur langue propre, le "birman", dont l'écriture est dérivée du sanscrit, le "pali". Au fur et à mesure de leur extension, ils ont absorbé nombre de groupes minoritaires, particulièrement les Môns et les Karens*. Certains disent que les premiers habitants de la Birmanie, les Pyûs d'origine tibétaine, sont arrivés au 3ème siècle av. J.C. Ces derniers installèrent leur première civilisation au 3ème siècle après J.C. Et c'est avec le roi Anawratha, 1er empire birman, que les bamars succèdent aux Pyus* sur le moyen Irrawaddy (fleuve principal).

Bando : (Birm.)

Terme apparu à la fin du 19ème siècle pour désigner les pratiques d'autodéfense et d'entretien physique des moines. Il désigne, en particulier dans le Thaing*, le travail à mains nues et notamment celui des techniques animales.

Bandoist : (Ang.)

Désigne un pratiquant de Thaing dans la littérature des arts martiaux des années 1960, notamment aux USA. En français, bandoiste et se prononce « Bando iste ».

 

Bandogyi : (Fr.)

Néologisme utilisé en France depuis les années 1980, pour désigner la tenue d'entraînement pour la pratique du Thaing* dont la couleur varie suivant les styles. Elle se compose d'un pantalon large la plus part du temps sombre (longyi*), et d'une veste plus claire (eingyi*) fermée par des brandebourgs. Celle-ci doit être large, s'arrêter aux hanches et recouvrir une partie des avant-bras, le col est de type « Mao ». Cette veste est souvent remplacée, à l'entraînement,  par un tee-shirt. Sur le pantalon, est portée une ceinture, solide pour permettre de bonnes saisies, dont la couleur indique le grade du bandoiste* et nouée par un nœud plat. Elle est noire pour les titulaires d'un degré fédéral. Par contre, les experts portent un sash*, écharpe en tissu léger, noué habituellement du côté droit. On pratique en chaussons d'arts martiaux le plus souvent et pieds nus pour certaines disciplines de compétition.

 

Bando-kickboxing : (USA.)

Forme modernisée et sportive du Lethwei*, elle est surnommée « boxe birmane à quatre armes » en Europe. Née en Amérique du Nord au début des années 1960, cette sorte d'escrime des pieds et des poings gantés dans un ring a donné naissance, aux USA dans les années 1970, à différentes formes de Full-contact et de Kick-boxing. Il existe, en compétition, deux formes d'affrontement : le « Bando kickboxing contrôlé » ou les techniques sont parfaitement retenues et le « Bando kickboxing de plein-contact » où les coups sont portés à pleine puissance destiné aux pratiquants expérimentés et majeurs. Suivant l'âge et le niveau technique les règles et les conditions de compétition sont variables (surface de combat, port de protections, techniques autorisées et interdites, etc.).

 

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