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Connaître le Bando > Les disciplines d'aujourd'hui >  Les pratiques actuellesdu Thaing (Bando) en Occident

Myanmar Thaing

Internationl Thaing Bando AssociationLes maîtres d'Europe
L'ITBA et la Myanmar Thaing Federation main dans la main
Une équipe d'experts sous la direction de sayagyi U Hla Win

LES DIFFERENTES DISCIPLINES

Photos : Anfré HOTE, Krystof GAUTHIER et Ludovic LAPIERRE

          Codifiés au 3ème siècle après J.C. par des moines guerriers (djidji), le Thaing, regroupe l'ensemble des arts de combat birmans dont les origines dateraient de plus de 4500 ans. Parallèlement de nombreuses peuplades ont développées leurs propres pratiques de combat. Ces pratiques sont calquées très souvent sur le comportement animal ; et leurs spécificités se retrouvent notamment dans le travail à mains nues (Bando, Pongyi-Thaing) et dans le maniement des armes (Banshay). Techniques réalistes, sobres et efficaces, elles conduisent à des pratiques sportives, tel que la lutte birmane (Naban) codifiée au 9ème siècle, et la célèbre boxe birmane (Lethwei), règlementée au 11ème siècle. Le Thaing développe également des valeurs humaines et sociales : le respect de l'autre, l'équilibre personnel, l'harmonie avec les proches et avec l'environnement. Des pratiques complémentaires permettent d'améliorer les capacités physiques et mentales : les formes énergétiques (Bando-yoga, Min-zin). Ces dernières sont orientées vers la maîtrise mentale, le développement corporel  et le maintien en bonne santé.
C'est l'International Thaing Bando Association dont le président depuis mars 2009 est Jésus Vazquez Rivera qui a en charge l'organisation et la promotion au niveau mondial des arts martiaux et des sports de combats originaires du Myanmar. le grand maitre pour l'occident est Saygyi U Hla Win qui vit en Angleterre.

Le travail à mains nues

Le travail à mains nues : Bando et  Pongyi-thaing

          Le Bando ou autodéfense, utilise une pratique axée sur le comportement des animaux. Les techniques se déclinent ainsi sous une trentaine de variations animales, dont les plus pratiquées sont : l'aigle, le buffle, le cobra, la panthère, le python, le sanglier, le scorpion, le tigre et la vipère, qui peuvent correspondre plus ou moins aux morphotypes et aptitudes des pratiquants. Le Bando peut se pratiquer dans une optique de self-défense et de travail sur l'énergie avec l'acquisition de formes internes (pratique douce similaire à celle développée dans certains arts martiaux extrême-orientaux). Très efficace et très complet, il allie un ensemble de techniques : travail de percussion, de saisie, de projection et de soumission.

          Le Pongyi-thaing ou "auto-défense des moines" est une pratique axée sur le concept de non-violence. Les techniques de contrôle de l'agresseur ont pour but de neutraliser et non de détruire.

LE TRAVAIL MARTIAL AVEC ARME

         Le travail des armes (Banshay) est la pratique majeure du système Thaing. L'apprentissage du sabre est réservé aux plus expérimentés et exige d'avoir plus de 18 ans ; pour les enfants et les débutants, le travail des armes commence souvent par le maniement du bâton court. L'apprentissage passe, là encore, en partie par l'acquisition de matrices techniques et des structures ancestrales (akas). L'arme spécifique du Banshay du Myanmar est le dha. Par ailleurs dans certains pays les pratiquants de Bando utilise l'emblématique kukri népalais (le sabre court des guerriers gurkhas).

 

 

LA PRATIQUE PUGILISTIQUE

            L'activité pugilistique (Lethwei) peut être pratiquée en loisir ou en compétition. La Boxe birmane traditionnelle, étant très complète, elle permet à la plupart des athlètes de club de participer aux compétitions officielles des autres fédérations de boxes pieds/poings. Nombreux obtiennent d'excellents résultats et même certains ont su d'ailleurs s'illustrer par le passé tant au niveau national qu'international. Pour les enfants, une pratique en lethwei contrôlé (assaut à la touche contrôlée ou « léger contact ») avec protections (casque intégral, gros gants, plastron, protège-tibias/pieds...) est développée. La Boxe birmane est une boxe ancestrale particulièrement complète qui associe les techniques de percussion aux projections et au travail à mi-distance (coudes, genoux, tête). La forme plus douce, la boxe à la touche (lethwei contrôlé) est développée également pour les adultes dans différentes compétitions et notamment lors de la Coupe de France de combiné (formes, boxe et lutte).  

 

 

naban

LA LUTTE BIRMANE AU CORPS A CORPS

         La Lutte birmane (Naban) permet, quant à elle, une approche complète du travail au sol et du corps à corps, avec l'apprentissage des techniques de projection, de contrôle (immobilisations) et de sou-mission (clefs, strangulations, points de pression, pincements, écartèlements...). C'est une activité très physique, qui constitue la continuation logique du combat à mi-distance. En compétition, elle se pratique de deux façons : le naban contrôlé (light-contact) pour tous, où les techniques sont parfaitement retenues. Pour les plus de 18 ans, le naban plein-contact où la confrontation peut aller jusqu'à l'arrêt du combat (par marquage de points ou par une technique d'abandon - immobilisation ou technique de soumission).

 

LES FORMES ENERGETIQUES

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